Le petit patrimoine à Mimizan

Les fontaines

Fontaine à Pontenx-Les-Forges proche de Mimizan
Fontaine miraculeuse

Les sources et les fontaines ont joué un grand rôle dans les religions antérieures au christianisme. Les romains et avant eux les gaulois et les nations du nord, les consacraient et les adoraient.

Le moindre filet d’eau avait sa fée ou sa naïade et était protégé par un être surnaturel. Toutes ou presque toutes ces fontaines faisaient l’objet d’un culte ou d’une superstition quelconque.

Plus tard, dans les premiers siècles du christianisme et au Moyen Age, de nombreuses niches, contenant des statues de saints, furent creusées dans des rochers sous lesquels les fontaines prenaient leur source.

A certains moments de l’année, des populations entières ou des individus isolés se rendaient religieusement dans ces lieux consacrés, attirés par la crainte, par l’amour, la foi et l’espoir d’une guérison puisque chaque source avait sa vertu médicale. Beaucoup de temples ou de sanctuaires élevés par les différents cultes païens furent sanctifiés par le christianisme.

C’est par suite de cette substitution qu’on trouve des croix implantées sur des dolmens, des niches de saint sur certaines fontaines, des monastères à côté d'une source.

  • Aureilhan : fontaine Sainte Ruffine (à côté de l’église)
  • Bias : Fontaine de Saint Michel (à côté de l’église)
  • Mézos : Fontaine les Argileyres
  • Mimizan : Source de Notre Dame du dos (piste cyclable vers les tennis)
  • Pontenx-les forges : fontaine Saint Jean à Bouricos (quartier situé en direction de Labouheyre

Le circuit des fontaines proposé par le musée de Mimizan et la maison du Patrimoine est l’occasion d’approcher ces fontaines et de connaître leur histoire et leurs vertus (renseignements : Tél : 05 58 09 00 61 ou asem.archeologie@hotmail.fr)

Les lavoirs

Lavoir à Mimizan
Lavoir

Choléra, variole et typhoïde meurtrissent le XIXème siècle. Ces épidémies ne sont plus vécues comme des punitions du ciel ; la raison commande de prévenir leur apparition. Les villes se libèrent de leurs remparts, élargissent leurs rues et éloignent le cimetière à la périphérie.

Mais surtout il est prouvé que l'eau propage des maladies. Veiller à sa pureté devient un impératif. La cause principale de l'insalubrité réside au fait qu'un même point d'eau sert à de multiples usages. Les habitants qui l'utilisent n'y trouvent qu'une eau sale, souillée par les savons et les animaux.

Il devient urgent de séparer fontaines, lavoirs et abreuvoirs. En 1852, l'Etat encourage la construction de lavoirs ; des aides sont accordées aux communes. Construire un lavoir n'est cependant pas chose facile car Il faut trouver un lieu qui convienne, de préférence en aval du village, pas trop loin mais pas trop près non plus car un lavoir, c'est bruyant. Les lavandières manquent de discrétion ; ce n'est pas pour rien que les lavoirs étaient appelés : "chambre des députés, moulin à paroles, bureau ou hôtel des bavardes".

A Mimizan : le lavoir de Cadette et celui de Bel Air (en face du cimetière) datent de 1929. Un troisième lavoir non couvert se trouve en face de la pharmacie.

Pontenx les Forges : 2 lavoirs.

L'oiseau Canari

Monument des Ailes à Mimizan-Plage
Le monument des Ailes

C’était un rêve un peu fou qu’ils ont pourtant fini par réaliser : traverser l’Atlantique Nord à bord d'un avion français. Trois mousquetaires de la Belle Epoque, Jean Assolant, René Lefèvre et Armand Lotti ont marqué l’histoire le 16 juin 1929 en atterrissant sur la plage Nord de Mimizan après un périple de plus de 30 heures au dessus de l'Atlantique.

A bord de l’Oiseau Canari, un monstre d’acier jaune rutilant ils sont entrés de plain pied dans l’Histoire de l'aviation. La petite histoire quant à elle retiendra que la traversée faillit "tomber à l'eau." Les conditions météo étaient épouvantables mais surtout, la présence à bord du premier passager clandestin connu, un journaliste, Arthur Schreiber provoqua une surconsommation de carburant et la panne sèche survint aux abords de Santander. Mal ravitaillés par les espagnols, nos héros tombèrent en panne une 2ème fois et durent se poser à Mimizan.

Qu’importe, aujourd’hui, les premiers français à réussir cet exploit ont leur monument à l’entrée de la plage des Ailes (Mimizan Plage nord).

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